

Chaque jour, nos regards croisent ces logos familiers, ces emblèmes qui ornent nos vêtements, nos voitures, nos appareils. Nous les côtoyons avec une telle familiarité que nous en oublions parfois leur histoire originelle. En tant que designer graphique, je sais que derrière chaque courbe, chaque couleur, chaque image… se cache un récit. C'est la base même de ce que l'on nomme la "sémiologie" cette science séculaire dont les marques connaissent les moindres arcanes. Aujourd'hui, je vous invite à un voyage dans le temps, à la découverte d'une face cachée de ces symboles que nous pensons si bien connaître… Prenez un instant. Aujourd’hui, il est particulièrement pertinent de rappeler que certaines marques, si profondément ancrées dans notre quotidien, portent en elles les cicatrices d'un passé qu'il serait dangereux d'oublier.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses entreprises internationales se sont retrouvées impliquées avec le régime nazi. Si certaines ont subi des pressions, d'autres ont activement choisi cette collaboration, motivées par des intérêts économiques ou une adhésion idéologique.
Les entreprises en question ont contribué de diverses manières: fourniture d'équipements, production industrielle ou encore soutien logistique. Aujourd'hui encore, certaines des plus grandes entreprises mondiales portent malheureusement l'héritage lourd de cette époque. Voici une liste non exhaustive des plus connues.

L'histoire de Volkswagen débute en 1937 sous l'impulsion directe d'Adolf Hitler, qui commande à Ferdinand Porsche la création d'une "voiture du peuple". Durant la guerre, l'usine de Wolfsburg se convertit à la production militaire pour la Wehrmacht. L'entreprise exploite plus de 20 000 travailleurs forcés, incluant des prisonniers de guerre et détenus des camps de concentration. En 1998, Volkswagen crée un fonds de compensation pour les anciens travailleurs forcés. L'héritage de cette période influence encore sa politique sociale aujourd'hui.
BMW, Volkswagen... Enquête sur le passé nazi des fleurons industriels allemands | L’EXPRESS